Mes Elixirs - Produits de beauté naturels

Mes créations de produits de beauté, fabriqués à partir d'ingrédients naturels et chroniques sans prétention sur la pharmacie verte.

20 mars 2007

Le romarin - conservation à tous les niveaux...

Avec le printemps, voilà que mon arbrisseau de romarin se met à produire de belles petites fleurs bleu-mauve. Comme j'adore le romarin ! Je blague à peine en parlant d'arbrisseau, nous avons acheté le plan de romarin il y a 2 ou 3 ans, il avait la taille et la forme d'un petit arbre de Noel en fait. Et il sentait divinement bon. Il siège depuis ce temps le long de la "Bay window", là où le soleil brille toute l'année. Lorsque mon fils va regarder dehors, ses cheveux sentent bon le romarin parce qu'il l'effleure à chaque fois...

Romarin (Rosmarinus officinalis)

romarin_copyBuisson toujours vert, originaire des contrées méditerranéennes, le romarin s'acclimate facilement dans nos jardins, sans prendre toutefois les proportions qu'il atteint dans le Midi. Ses feuilles linéaires ressemblent d'assez près aux aiguilles de certains conifères. Les fleurs sont petites, de couleur bleu-violacé, agglomérées en grappes terminales axillaires.

Des milliers d'années avant la réfrigération, les peuples anciens remarquèrent que la viande enveloppée dans des feuilles de romarin broyées se conservaient plus longtemps. De plus, le romarin transmettait à la viande une odeur fraîche et un parfum très agréable. Le romarin demeure toujours très apprécié dans les plats de viande et son pouvoir de conservation est à la source de son utilisation dans la guérison par les plantes.

Les Anciens se servaient du romarin comme n'importe quelle autre plante aromatique et de conservation pour lutter contre les maux de tête, les problèmes gastro-intestinaux et respiratoires. Les médecins chinois respectueux des traditions mélangeaient du romarin à du gingembre pour soigner les maux de tête, les indigestions, l'insomnie et la malaria.

La potion de Hongrie

En 1235, la reine Élizabeth de Hongrie devint paralysée. Selon la légende, un ermite fit tremper un demi-kilo de romarin dans 4 litres et demi de vin pendant plusieurs jours. Il frotta ensuite les membres de la reine avec cette préparation et elle fut guérie. La combinaison romarin-vin vint célèbre sous le nom d'Eau de la Reine de Hongrie. Son usage externe s'étendit pendant des siècles pour venir à bout de la goutte et des pellicules, pour prévenir la calvitie et pour soigner les affections de la peau. Les siècles passant, le pouliot et la marjolaine furent incorporés à ce qui devint la potion de Hongrie.

Une autre de mes références raconte une toute autre histoire au sujet de l'eau de la reine de Hongrie. Il s'agit selon cette source d'une antique recette qui eut un grand succès au XVIIe siècle. La reine Isabelle, âgée de 72 ans, consignait ainsi sa découverte dans Les Heures de la Sérénissime Isabelle, le 12 octobre 1652 : "Moi Dõna Isabelle, Reine de Hongrie, fort infirme et goutteuse, ayant usé un an entier de la suivante recette, que me donna un ermite que je n'avais jamais vu, et n'ai su voir depuis, laquelle fit tant d'effet en mon endroit qu'en même temps je guéris, et recouvrai mes forces (...)"

Cette recette miraculeuse est donnée par la reine de la façon la plus simple : c'est la distillation au bain-marie dans 1 litre d'eau-de-vie distillée 4 fois d'une macération de 700 g de fleurs et pousses de romarin. Ce mélange devait être laissé au repos pendant 52 heures avant la distillation. La reine prétend que cette eau, prise dans un bouillon une fois par semaine et en friction du visage tous les matins, comme sur les parties douloureuses du corps, avait pour effet, outre l'agrément aromatique, de guérir de nombreux maux. L'Empereur Napoléon en raffolait également : il s'en aspergeait le corps t en buvait à coup de litres par jour. Voici une version simplifiée, à consommer rapidement.

  • 1 litre de fleurs de romarin bien tassées et fraîchement coupées
  • 1 litre d'alcool à 45 degrés (de la vodka fait très bien)
  • 1 bâton de cannelle

Mettez les fleurs tassées et le bâton de cannelle dans un pot en verre ou dans une bouteille, que vous remplirez d'alcool. Bouchez soigneusement et laissez au soleil pendant un mois ou plus si possible, en enfonçant légèrement le récipient dans du sable. Filtrez et utilisez sans garder trop longtemps.

Propriétés thérapeutiques

De nos jours, les herboristes estiment que le romarin peut stimuler la circulation du sang, la digestion et le système nerveux. Ils le recommandent pour soulager les maux de tête, les douleurs musculaires et sous forme de gargarisme pour soigner une mauvaise respiration. En usage externe, le romarin peut prévenir la calvitie et il détend beaucoup le corps quand on l'ajoute à son eau de bain.

Anciennement et de nos jours encore dans certaines contrées, la fleur était utilisée sous le nom de fleur d'anthos en infusions antispasmodiques et calmantes, contre les coliques intestinales, les douleurs de la menstruation et les troubles cardiaques d'origine nerveuse. On obtient d'ailleurs les mêmes résultats avec les feuilles, à condition d'en faire une infusion très faible.

A dose plus forte, ces feuilles sont préconisées pour leurs propriétés cholagogues, diurétiques et toniques, vertus facilement explicables par la présence d'une essence aromatique riche en terpène, en pinène, en camphre et en bornéol.

Mentionnons aussi les vertus diurétiques, antirhumatismales, cardiotoniques et emménagogues du romarin et pour plus de précision, voyons de quelle manière on l'utilisera de préférence en divers cas donnés :

  • Conservation des aliments : le romarin ainsi que son huile contient des substances chimiques très antioxydantes. Quand vous partez en pique-nique (ou dans le lunch au bureau), mettez du romarin dans la nourriture que vous emportez, elle restera fraîche.

  • Stimulant digestif : le romarin aide la paroi du muscle lisse de l'intestin à se détendre, faisant de la plante un antispasmodique.

    • Vin de romarin : le vin  de romarin  a un excellent effet ;  en boire un verre à liqueur 3 fois par jour, à l'état pur ou dilué. Ce vin peut se préparer de diverses manières, la plus simple est de faire macérer dans un litre de bon vin blanc, 50 à 60 grammes de feuilles de romarin séchées ou de préférence 200 g de feuilles fraîches. On peut selon ses goûts, remplacer le vin blanc par du malaga ou du marsala. Après 10 à 15 jours de macération, filtrer afin d'obtenir une liqueur cristalline. En plus de son action digestive, calmante et antispasmodique, ce vin — surtout s'il est à base de vin blanc — est un diurétique remarquable, à recommander en cas de rétention d'urine et d'hydropisie (oedème). Dose : 3 à 4 fois par jour un verre à madère, à prendre entre les repas.
  • Paresse du foie, atonie digestive, cholécystite, congestion hépatique, jaunisse et cirrhose

    • En infusion : Infusion à la dose de 3 à 5 grammes par tasse ; boire le plus chaud possible 3 à 4 fois par jour une petite tasse de cette tisane.

  • Décongestionnant : traite l'inflammation des voies respiratoires et de la sphère ORL (oreilles, nez, gorge).

    • Infusion : 1 c. à café d'herbe broyée dans une tasse d'eau bouillante, laissez infuser 10-15 min. Ne pas prendre plus de 3 tasses par jour. Les préparations diluées peuvent être données avec prudence aux enfants de moins de 2 ans.

    • Hydrolat : Boire 2-3 c. à table de l'hydrolat de romarin de type verbenone.

  • Antibactérien : en prévention de l'infection

  • Stimule l'intellect : quelques gouttes d'HE de romarin le matin dans votre brosse à cheveux pour éclaircir les idées !

  • Traite la pelade (type de dermatose), en association avec la lavande, le thym, la noix de cèdre, le jojoba et l'huile de pépins de raisins

  • Soulage les douleurs rhumatismales, en association avec le houblon, et la circulation sanguine périphérique ; accélère la guérison des blessures.

    • En compresses : Imbiber les compresses de la décoction de base tiède (blessures) ou chaude (rhumatismes, circulation) et appliquer, au besoin, sur les parties à traiter. On peut également employer une solution renfermant de 6 % à 10 % d’huile essentielle diluée dans l’huile végétale.

    • Lotion à frictionner : Verser quelques gouttes (2 %) d’huile essentielle dans de l’alcool à 45 % (rhumatismes, antiseptique topique) ou dans de l’huile végétale (douleurs musculaires, troubles de la circulation).

    • Eau de la Reine de Hongrie en friction !

    • Bain fortifiant pour combattre les rhumatismes et la fatigue ainsi que pour stimuler la circulation. Ajouter 1 litre de la décoction de base à l’eau du bain ou 10 gouttes d’huile essentielle mélangées à un peu de savon liquide. À faire de préférence le matin, car ce bain est stimulant et pourrait nuire au sommeil.

  • Soulage les maux de tête, améliore la mémoire et la concentration

  • Fortifie les convalescents

  • Combat les effets du stress et de la fatigue

L'huile essentielle de romarin

Il existe trois types d’huile essentielle de romarin qui varient selon le lieu de culture et le moment de la récolte. Elles sont nommées selon le principe actif qui prédomine : le romarin officinal à camphre est moins fortement antiseptique, mais agit davantage sur le système neuromusculaire; le romarin officinal à cinéole est plus expectorant et le romarin officinal à verbénone est particulièrement efficace pour les problèmes digestifs, mais neurotoxique et abortif à fortes doses.

L'huile de romarin est l'huile essentielle qui a l'effet revigorant le plus fort - excellent donc pour se mettre en route pour le matin ; à éviter le soir ! L'HE de romarin se mélange bien aux HE de pamplemousse, citron vert, sauge sclarée, hysope, poivre, gingembre, génévrier, menthe poivrée, basilic, cembro, bois de cèdre.

On utilise l'HE de romarin dans les refroidissements, l'hypotension, les traumatismes sportifs et blessures, les poux, la cellulite, les règles douloureuses, les nausées pendant la grossesse, l'épuisement physique et mental, dans les shampooings, les lotions pour le visage et les brûle parfums.

  • Poux : 2 mL HE Romarin à cinéole, 2 mL HE Lavandin super, 1 mL HE Clou de Girofle ; en prévention : 3 gouttes du mélange tous les matins sur le cuir chevelu ; en curatif : 5 à 6 gouttes 3 fois par jour puis faire un shampooing.

  • Pour une foule d'autres recettes avec les HE de romarin, voir la fiche de Aroma Zone.
  • Pour un effet semblable au café, vous pouvez consommer un verre d'hydrolat de romarin à camphre. Essayez également combiné à l'hydrolat de sauge pour un stimulant digestif et détoxifiant pour le foie

En cosmétique

  • Promeut la repousse des cheveux, réduit les pellicules et donne du lustre (HE, hydrolat)

    • Shampooing contre la perte de cheveux : 1/2 verre de shampooing doux neutre, 14 gt d'huile de jojoba, 10 gt de lavande vraie, 4 gt de romarin à cinéole. Appliquez le mélange, massez et laissez reposer quelques minutes avant de rincer.

    • Pellicules : 3 gt d'HE de Romarin à cinéole, 2 gt d'HE Lavande 2 gouttes, 10 mL d'huile d'olive. Masser soigneusement votre cuir chevelu. Enveloppez d'une serviette éponge que vous garderez toute la nuit. Le matin, lavez vos cheveux en frictionnant bien avec un shampooing doux (auquel vous pouvez ajouter 2 gouttes d'huile essentielle de Romarin). À faire une fois par semaine.

  • Pour les peaux grasses
    • Lait démaquillant simple au yaourt : 1 c. à tb de yaourt nature maigre, 1 c. à thé de jus de citron, 1 goutte d'HE de romarin.
    • Sauna facial : ébouillanter un mélange de romarin, lavande, achillée millefeuille et menthe poivrée pour un effet rafraîchissant et nettoyant.

Références :

  • Castelman, M., 2002. Les Plantes qui guérissent. Les Publications Modus Vivendi inc., 517 p.
  • de Barry, N., 2001. Des parfums à faire soi-même. Éditions Minerva SA, 160 p.
  • Passeport Santé - Le romarin
  • Épicier.ch
  • Werner, M. Guide de l'aromathérapie. Éditions Marabout, 246 p.
  • Catty, S., 2001. Hydrosols - The next Aromatherapy. Healing Arts Press, 290 p.
  • Aroma-zone, fiches des huiles essentielles de romarin
  • Vukovik, L., 2004. 1001 remèdes naturels. ERPI, 190 p.

Un merci tout spécial à JP Fulliquet de Épicier.ch qui m'a gentiment autorisé à utiliser son texte. Son site internet contient une foule d'informations sur différents ingrédients. Dommage qu'il soit si loin du Québec (il est basé en Suisse mais distribue également à l'extérieur) ! Il tient notamment une panoplie d'herbes médicinales. À voir absolument.

Posté par Elixirs à 21:52 - Les herbes médicinales - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 novembre 2006

Bienfaits des ingrédients du sirop de plantes contre la toux

Hier, je vous ai présenté une recette de sirop de plantes pour soulager la toux et le mal de gorge. Je complète ce billet en vous donnant plus d'informations sur les ingrédients contenus dans ce sirop.

Miel

Le miel est considéré comme une substance bénéfique depuis des milliers d’années. Les guérisseurs grecs utilisaient le miel et le vinaigre de cidre comme ingrédients principaux pour guérir une panoplie de maux. Un texte médical égyptien datant environ de 2600 années avant JC mentionnait d’ailleurs le miel 500 fois dans 900 remèdes. Mais pourquoi le miel est-il spécial ?

Premièrement, le miel est antibactérien. Il prévient les infections de la peau, dans les intestins, dans le système respiratoire et le corps en entier.

Deuxièmement, le miel est hydrophile, c'est-à-dire qu'il "aime" l'eau ou qui a une affinité pour cette dernière. Le miel retient l'humidité en place et peut même "aspirer" l'humidité de l'air. Un masque facial au miel laisse la peau douce et bien hydratée. Ces deux qualités - antibactérienne et hydrophile - font du miel un ingrédient idéal pour guérir les plaies de toute sorte incluant les brûlures, éraflures, ulcères, etc. Ilconstitue un remède particulièrement efficace pour réduire le mal de gorge, un allié puissant contre la diarhée bactérienne et aide à soulager l'asthme. Il est une source de vitamine B, C, D et E de même que certains minéraux.

ATTENTION : Tous les miels (plus particulièrement le miel non pasteurisé), contient des spores de botulisme. Même si ce n'est pas problématique pour les adultes, le suc gastrique des enfants de moins de 1 an est dépourvu d'acidité, ce qui combiné à une température favorable et à un environnement anaérobie, crée un milieu idéal pour le développement des spores de C- botulinum en bactéries productrices de la toxine. Il ne faut donc jamais donner de miel non pasteurisé à un jeune enfant.

Mélisse (Melissa officinalis)

J'ai jouté cette plante pour son effet tranquilisant et sédatif, très bienvenue lorsqu'on souffre de toux !!! Déconseillé aux enfants de moins de 2 ans. Femmes enceinte et qui allaitent, de même que les personnes souffrant de problème de la glande thyroide devrait éviter cette plante. Si vous êtes dans cette situation, n'en ajoutez pas au sirop.

Romarin (Rosmarinus officinalis)

Tout comme d'autres plants aromatiques, le romarin peut soulager la congestion du nez et des bronches qui survient à la suite d'un rhume. Ne pas consommer en trop grande quantité car peut irriter l'estomac, les reins et les intestins.

Thym (Thymus vulgaris, T. serpylum)

Les chercheurs allemands ont corroboré l'emploi traditionnel du thym comme expectorant et aujourd'hui, en Allemagne, on prescrit souvent des préparations à base de thym pour détendre les voies respiratoires et traiter la toux, la coqueluche et l'emphysème. Il est aussi un antiseptique.

Sauge (Salvia officinalis)

La sauge contient des tannins astringents, ce qui explique l'usage que l'on en fait pour traiter les aphtes bucaux, le saignement des gencives et les maux de gorge. Attention : ne pas ingérer l'huile essentielle de sauge officinale qui peut être toxique. Non recommandé pour les femmes enceintes.

Guimauve (Althéa officinalis)

À cause de sa teneur en mucilage, la racine et l'extrait de guimauve exercent un effet adoucissant et son efficaces pour soulager la toux et le mal de gorge. La Commission E recommande la racine de guimauve pour traiter l'irritation des muqueuses de la gorge et la toux sèche qui peut l'accompagner.

Réglisse (Glycyrrhiza glabra)

La racine de réglisse ne présente aucun danger lorsque les quantités ingérées demeurent modérées. L'ingestion importante ou sur un longue période peut toutefois provoquer divers symptômes comme maux de tête, léthargie, rétention d'eau et de sodium, perte excessive de potassium et hypertension artérielle.

Parmi ses nombreuses propriétés bénéfiques, la réglisse adoucit les muqueuses et est utilisée depuis fort longtemps pour soigner l'asthme et la toux. Non seulement la réglisse apaise une gorge enflammée, mais elle exerce un effet expectorant qui peut contribuer à soigner le rhume et divers autres troubles respiratoires.

Gingembre (Zingiber officinale) 

Le gingembre a longtemps été utilisé et recommandé pour l'arthrite et la bursite, à cause de son effet naturel anti-inflammatoire. Selon Home Herbal, par Penelope Ody, D.K. Publishing, Juin 1995, le gingembre est un antihistaminique naturel. Il est également utilisé contre les nausées et le mal des transports et de plus, il est connu pour ses propriétés décongestionnantes. Différentes études portant sur les animaux de laboratoire ont démontré que deux substances chimiques présentes dans le gingembre (les gingérols et les shogaols) exerçaient une action antitussive, analgésique et fébrifuge. Quoique des effets comparables n'aient pas encore été démontré chez les humains, il est utile d'en ajouter à toute potion pour soulager la toux.

Références :

Pour la liste complète des produits présentés sur ce site, cliquez ici. Je vous demande de respecter tous les efforts que je mets à écrire ces textes. Ainsi, si vous désirez utiliser l’information contenue ici ou y référer, veuillez mettre un lien direct à celui-ci et assurez-vous d’indiquer très clairement la source. Il est néamoins interdit d'utiliser mes photos sans autorisation.

Posté par Elixirs à 13:10 - Les herbes médicinales - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2006

Sirop aux plantes contre la toux et mal de gorge

L'hiver commence lentement à annoncer sa venue. Le weekend dernier, mon fils et moi sommes allés à une petite rencontre familiale dans la région de Québec, où nous avons été en contact avec son cousin qui avait le rhume. Puisqu'évidemment ils n'ont pas manqué de s'éternuer allégrement dessus, de se bécoter et de se toucher, j'appréhende le pire...

J'ai donc décidé de commencer à garnir ma pharmacie verte de petites potions en vue d'une éventuelle épidémie au sein de notre foyer. J'ai donc concocté un sirop contre la toux, fait à partir d'herbes de ma propre culture, du miel bio acheté directoum chez l'apiculteur lors d'une petite escapade dans la région de l'Outaouais (super également pour se procurer de la cire d'abeille !) et du sirop d'érable bien québécois du printemps dernier.

Méchante toux, gare à toi !

Sirop aux plantes contre la toux et le mal de gorge

  • 2 grosses poignées de thym frais
  • 1 grosse poignée de sauge fraîche
  • 2 brins de romarin frais
  • 1 c. à table de racines de guimauve
  • 1 c. à thé de racine de réglisse
  • 1 c. à thé de mélisse séchée
  • 1 c. à table de gingembre frais
  • 1 c. à thé de zeste de citron bio
  • 1 L d'Eau
  • 400 mL Miel de pissenlit bio
  • 100 mL Sirop d'érable québécois
  • 400 mL Sucre de canne bio

(les quantités sont approximatives)

Mettre l'eau dans un grand chaudron. Faire une décoction dans l'eau avec la guimauve, la réglisse, le zeste et le citron (mettre les herbes dans l'eau, portez à ébullition et laisser bouillir à feu moyen pendant 5 minutes, fermer ensuite le feu). Faire suivre par une infusion avec le thym, la sauge, le romarin et la mélisse (jeter les herbes dans le chaudron dont le feu aura été fermé). Couvrir et laisser infuser pendant 30 minutes. Filtrer le tout et remettre le liquide dans le chaudron. Ajouter ensuite le sucre de canne, le miel et le sirop d'érable. Porter à ébullition légère, baisser le feu et laisser mijoter à feu doux jusqu'à réduction de la moitié. Le liquide aura une texture sirupeuse. Laisser refroidir. Verser dans des bouteilles stérilisées, mettre un bouchon. Se conserve 6 mois au réfrigérateur.

Posologie : en cas de toux ou de mal de gorge, prendre 1 c. à thé du sirop aux 3 heures.

Précautions : La consommation de sauge n'est pas recommandée lorsque vous êtes enceinte.  évidemment, si votre condition ne s'améliore pas au bout de 2 semaines, veuillz consulter un médecin.

Pour des informations (bienfaits, etc.) sur les ingrédients contenus dans ce sirop, rendez-vous ici.

Pour la liste complète des produits présentés sur ce site, cliquez ici. Je vous demande de respecter tous les efforts que je mets à écrire ces textes. Ainsi, si vous désirez utiliser l’information contenue ici ou y référer, veuillez mettre un lien direct à celui-ci et assurez-vous d’indiquer très clairement la source. Il est néamoins interdit d'utiliser mes photos sans autorisation.

Posté par Elixirs à 22:32 - Les herbes médicinales - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2006

La fleur d'Osmanthus - Parfum divin

J'ai fait quelques recherches sur les propriétés de la fleur d'Osmanthus fragrans, que j'ai acquise dans une herboristerie chinoise à San Francisco la semaine dernière. On m'avait fait goûter à une tisane composée d'osmanthus, de pétales de roses et de fleurs de lavande, et j'avais trouvé le goût et l'arôme tout-à-fait délicieux.

Osmanthus fragrans (olivier odorant)

Cette plante nous vient de Chine, et est grandement prisée pour son arôme fruitée d'abricot et de pêche. Elle est particulièrement appréciée comme additif dans les thés et autres brevages du genre. Bien que la couleur des fleurs d'osmanthus varient du blanc argenté (Osmanthus fragrans Lour. var. latifolius Mak.) au orange doré (Osmanthus fragrans Lour. var. thunbergii Mak.) ou encore au rouge (Osmanthus fragrans Lour. var. aurantiacus Mak.),  l'extrait alcoolisé (absolut) est habituellement préparé à partir de la variété orange. L'absolut d'osmanthus est très dispendieux (~U.S. $4000.00 par kg) et est utilisé dans les parfums les plus dispendieux (elle entre dans la composition notamment des pafums de Ralph Lauren, Azarro, Élizabeth Arden, Clavin Klein - pour les composantes de plusieurs parfums célèbres, allez voir ici). L'osmanthus est très riche en caroténoĩdes.

Usages

Les fleurs sont utilisées comme antitussif. Elles sont également utilisées en cosmétique pour les cheveux et la peau, mais en général, elles sont utilisées principalement pour masquer le goût désagréable d'autres plantes médicinales.

L'écorce et les racines de la plante sont également utilisée dans le traitement de la toux chronique, la retinite, la dysménorrhée, les rhumatismes et les plaies. L'huile essentielle obtenue des fleurs est utilisée comme répulsif pour les insectes. Les fleurs peuvent également être utilisées pour ces fins, en les plaçant dans les vêtements.

Il est réputé réduire le stress et induire la bonne humeur.

Mes suggestions de thés ou tisanes avec l'Osmanthus:

  • Osmanthus, pétales de roses, fleurs de lavande
  • Osmanthus, thé vert, cardamone, une tranche d'orange
  • Osmanthus et thé oolong
  • Intégrez les fleurs d'osmanthus dans vos biscuits à l'orange

Gelée d'Osmanthus

Ingrédients: 450 mL d'eau, 8 g de fleurs d'Osmanthus, 50 g de sucre, 5 g de gélatine, coconut. Préparation : faites tremper la gélatine dans de l'eau froide jusqu'à ce qu'elle soit molle. Infuser les fleurs d'osmanthus dans de l'eau bouillante pendant 1 minute. Enlever les fleurs, ajouter le sucre, la gélatine et bien mélanger. Mettre dans un verre avec le coconut et réfrigérer pendant 4 heures. Servir.

Références :

Une excellente base de données de plantes médicinales trouvée au gré de mes recherches : http://www.pfaf.org/leaflets/med_uses.php

Finalement, voici un site sur lequel je suis tombée : les prix sont absolument décadents mais je dois avouer que les ingrédients et descriptions des produits m'ont donné de belles idées... : http://bluemercury.com/list-display.asp?l=370

J'ai également remis à jour quelques liens, notamment ceux des sites sur les herbes médicinales avec quelques découvertes coup de coeur...

Posté par Elixirs à 21:17 - Les herbes médicinales - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 août 2006

Quelques plantes à avoir sous la main !

Voici un tableau fort utile qui résume les principales herbes médicinales à avoir sous la main, leurs effets et usages. À garder précieusement ! (cliquez sur l'image ici bas)

floramedicina  (format Word)

Bonne journée !

Tableau tiré du site de Floramedicina

Posté par Elixirs à 10:12 - Les herbes médicinales - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juillet 2006

Herbe à puce : petite calamité des forêts et champs du Québec

*** J'ai classé ce sujet dans les plantes médicinales, or sachez qu'il n'en est rien ! Simplement, ses effets peuvent être soulagés par quelques plantes et autres trucs dont je vous ferai ici l'exposé.

Hommage à la calamité

Ça y est, je m'avoue vaincue ! L'herbe à puce, qui jonche inopinément nos parterres forestiers, est d'une telle plaie que (rarement vous m'entendrez dire une telle chose) j'aimerais la voir disparaître à jamais !

C'est que voyez vous, je "l'ai attrapé" cette maudite. Lors d'un séjour dans nos valeureux parcs provinciaux, notre site de camping était complètement entouré de cette petite vicieuse. Quelques pas pour aller cueillir les premières framboises de la saison et voilà que sans m'en rendre compte, je l'ai effleuré et elle m'a contaminée. Mon fils aussi d'ailleurs.

C'est que voyez-vous, ses effets ne se font sentir pour certain(e)s (comme moi d'ailleurs) que quelques jours plus tard. J'ai cru à tort que j'étais immunisé, ne sentent aucune démangeaison lors de ma découverte. Mais c'est qu'elle ne perd rien pour attendre !

herbe_a_pucesLe Rhadus radicans Linné var. rydbergii (synonyme : Toxicodendron rydbergii (Small))  appelé aussi Sumac grimpant, herbe à la puce ou bois de chien (Poison Ivy en anglais) est une plante bien connue au Québec. Il est cependant étonnant de constater à quel point peu de gens savent l'identifier avec certitude. Sa floraison est estivale et elle est présente dans à peu près tous les habitats.

L'herbe à la puce diffère de la majorité des plantes vénéneuses par ce fait qu'elle n'a pas besoin d'être consommée pour produire ses mauvais effets. Le contact suffit, et même beaucoup de gens déclarent qu'ils sont affectés par sa seule présence. Néanmoins, il est certain qu'il n'y a pas d'empoisonnement sans contact. Le poison est une huile non volatile a laquelle on a donné le nom de toxicodendrol. Cette huile ne peut se répandre dans l'air, mais elle se trouve dans toutes les parties de la plante, et une quantité minime, mise en contact avec la peau, produit une irritation douloureuse. De nombreux cas d'empoisonnement, qui paraissent n'admettre d'autre explication que la transmission par 1'air, ont pour cause le contact des chaussures ou des vêtements qui portent ensuite le toxicodendrol sur les parties du corps non directement touchées. II peut y avoir cependant transmission de personne à personne, par les écoulements des plaies. Toutes les personnes ne sont pas également susceptibles à l'herbe à la puce ; un bon nombre peuvent la manier impunément. Les oiseaux mangent ses fruits, et les feuilles sont souvent broutées par les bestiaux, sans résultat apparent (source).

Comment la reconnaître ?

C'est une petite plante au sol (mais qui peut également prendre la forme grimpante, dans ce cas c'est une espèce apparente, la variété radicans) terminée par 3 feuilles. Ces trois feuilles sont luisantes et légèrement dentelées (référez-vous à la photo pour l'apparence typique).

Comment se guérir en cas d'infection ?

Les lavages à l'eau n'enlèvent pas l'huile. II faut brosser vigoureusement les parties affectées avec de l'eau et du savon de castille (pour dissoudre le toxicodendrol). Le mode le plus efficace est de frotter énergiquement et à plusieurs reprises avec une solution alcoolique d'acétate de plomb. L'application doit être faite sans retard, car une fois les premiers symptômes apparus, il n'y a plus qu'à laisser la guérison s'opérer d'elle-même. Nous ne dirons rien ici des innombrables remèdes populaires qui paraissent aussi inefficaces les uns que les autres. Le plus raisonnable semble être l'usage du « soda à pâte » (bicarbonate de soude), agent saponificateur du toxicodendrol, que les flotteurs de bois de la Nouvelle-Angleterre portent avec eux pour s'en servir à l'occasion.

Quant à moi, j'ai fini par comprendre, j'ai pris une douche en me frottant énergiquement avec un savon exfoliant. Ensuite, je me suis concocté la lotion suivante :

  • 2/3 hydrolat de menthe poivrée
  • 1/3 vinaigre de cidre dans lequel ont macéré des feuilles de plantain (efficace apparemment dans ce cas), des fleurs de calendula, de camomille et de lavande
  • Quelques gouttes d'huile essentielle de lavande

Le tout mis dans un vaporisateur. Après lecture sur le sujet, j'ai ajouté à la lotion du bicarbonate de soude pour un effet accru.

(La suite est tirée de cet excellent site)

Les médecines populaires

Temporisent
Les médecines populaires gagnent du temps. Pour soulager les démangeaisons, elles suggèrent des bains et compresses d'une solution d'eau et de soda à pâte (bicarbonate de soude) agent saponificateur du toxicodendrol.

La calamine
La gentille lotion rose et ses cousines adoucissantes et rafraîchissantes, appliquées contre les irritations superficielles de la peau, inspirent confiance.

Impatiente du cap - Impatiente du cap - Chou sauvage - (Cape Touch-me-not).
Le suc abondant des tiges écrasées de l'impatiente du cap est supposé guérir les effets de l'herbe à la puce.

Plantain majeur- Plantago major - Plantain majeur - Grand Plantain - (Common Plantain).
On applique les feuilles du plantain majeur sur les inflammations. Dans la tradition québécoise, il existe d'innombrables autres remèdes pour prévenir et guérir l'herbe à puce. Apparemment, ils sont plus inefficaces les uns que les autres.


La médication sous ordonnance : la cortisone

les comprimés : étendent la guerre chimique à l'ensemble de l'organisme.
l'onguent : le corps gras active l'écoulement des lésions.

Comment s'en débarrasser ?

Pour combattre cette plante il faut la déraciner, car toute autre mesure demanderait à être répétée et continuée longtemps. On détruit les tiges en les arrosant avec un mélange d'une partie d'acide sulfurique commercial dans seize parties d'eau.

Posté par Elixirs à 20:51 - Les herbes médicinales - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2006

La saison de la récolte du millepertuis est commencée !

Alors, en fin de semaine dernière, long congé de la fête de la Reine ici au Canada, nous en avons profité pour aller se perdre un brin dans la nature, dans la belle région de l'Outaouais. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que le millepertuis y était en fleurs !!! Comme ses vertus sont nombreuses et que surtout la concoction de la fameuse huile de millepertuis nécessite des fleurs fraîches, j'en ai fait quelques provisions. Je me suis dit que vous aimeriez peut-être entendre parler de cette fleur des champs bien commune mais bien utile dans la pharmacie verte...

millepertuisMillepertuis (Hypericum perforatum)

De la famille des  Hypéricacées, elle porte également les noms populaires suivants : chasse-diabole, herbe aux piqûres, herbe de la Saint-Jean, herbe à cent trous. Elle mesure entre 30 et 60 cm de hauteur. Sa fleur est jaune, a 5 pétales en forme d'étoiles. Elle colore allégrement les mains lors de la cueillette (voir photo plus bas).

Elle pousse en petits massifs et peut être relativement abondante dans les champs et en bordure de route. Ses feuilles sont parsemées de milliers de petits trous comme le montre la photo ici bas.

p7033073Les Québécois devraient connaître la symbolique du millepertuis commun : dédié à la Saint-Jean-Baptiste (qui avait lieu le 24 juin dernier) et associée depuis longtemps aux fêtes du solstice d'été et aux feux de la Saint-Jean. Récoltée en Europe la veille de la St-Jean, cette plante de lumière, couleur du soleil, possédait des vertus surnaturelles : brûlées dans les feux de la fête, elle chassait le diable et les maladies ; gardée chez soi, elle éloignait le tonnerre ; sous forme d'huile ou d'autres préparations, elle guérissais presque toutes les maladies. Sa propriété, un peu magique, de colorer en rouge l'huile ou l'acool, n'est sans doute pas étrangère aux superstitions. En 1897,  le millepertuis fut identifiée comme la première plante photosensibilisante.

p7033097Les glandes noires des feuilles et des fleurs sécrètent une substance noire et odorante, l'hypericine, un pigment rouge.

Usages internes

Le millepertuis est un léger sédatif et un anti-spasmodique. Il peut être utilisé pour traiter l'anxiété, la dépression, l'irritabilité et l'insomnie. Il peut également être utilisé en synergie avec d'autres plantes lors des symptômes de la ménopause pour régulariser les changements d'humeur et réduire les tensions.

Il est également légèrement diuritique et peut être utilisé lors d'une infection mineure du foie ou lorsqu'il est difficile d'uriner (irritation). Il est finalement anti-viral et peut être utilisé lors des débuts de signes d'une infection virale.

Vous pouvez fabriquer une teinture avec les fleurs fraîches ou séchées. La teinture sera consommée à raison de un compte-goutte trois fois par jour. La plante peut également être consommée à raison de 3 fois par jour : utiliser 1-2 c. à thé de fleurs fraîches que vous laisserez infuser 20 minutes dans un tasse d'eau.

p7033100Usages externes

Cette plante s'utilise sur les plaies et brûlures à cause de son effet astringent, cicatrisant et antiseptique. Pour se faire, appliquer les fleurs fraîches en cataplasme (broyées et préparées en infusion épaisse ou en liniment).

La forme d'utilisation la plus connue de la plante est l'huile de millepertuis dont on se sert traditionnellement en application sur les plaies, les brûlures et les ulcères, ainsi qu'en friction pour soulager les douleurs rhumatismales, les varices, la sciatique et névralgies. Il est préférable de faire chauffer légèrement l'huile avant l'application.

Fabrication de l'huile de millepertuis

Elle est très facile à fabriquer. Il suffit de faire macérer les sommités fleuries dans une bonne huile d'olive pressée à froid et d'exposer la bouteille de verre tout l'été aux rayons du soleil (6 semaines).

  • Récolter les sommités fleuries : utilisez-les les plus fraîches possibles !
  • Remplissez une bouteille des fleurs tassées
  • Verser l'huile d'olive pressée à froid sur les fleurs pour les couvrir complètement
  • Fermer le tout et exposer aux rayons solaires pendant 2 à 6 semaines.

Vous assisterez alors à un lent processus que vous pourrez observer de jour en jour : le liquide prendra progressivement une couleur rougeâtre semblable à celle d'un bon vin rouge, jusqu'au jour où vous déciderez que l'huile est enfin prête ! Pour ajouter à son pouvoir anti-inflammatoire, vous pouvez également ajouter des fleurs de camomille au macérat. Vous pouvez également décider de faire le macérat avec de l'huile de tournesol ou d'amande douce.

Pour les plus impatientes, au bout de 7 jours de macération, vous pouvez également faire chauffer l'huile avec les fleurs à feu doux pendant 2 heures. Il semblerait cependant que cette méthode ne soit pas aussi efficace à extraire l'hypéricine qui serait ainsi moins concentrée. À vous de tester !

Lorsue l'huile est prête, transvidez celle-ci dans des petites bouteilles pour éviter sa manipulation et son altération suite à des débouchages répétés.

Une autre méthode traditionnelle  de préparation de cette huile consiste à faire macérer durant 5 jours, 500 g de fleurs dans un litre d'huile d'olive et un demi litre de vin blanc. Le mélange est ensuite chauffé au bain-marie jusqu'à évaporation complète du vin.

Dans les deux procédés, il convient de filtrer avant d'entreposer. On applique l'huile de millepertuis en compresses sur les blessures ou les brûlures et en friction sur les foulures et les contusions.

Notez que l'huile de millepertuis doit être concoctée à partir de fleurs fraîches : l'hypericine n'est plus présente dans les fleurs séchées et votre macérat huileux serait à toutes fins pratiques inefficace... Et là je vous parle par expérience... ;)

Contre-indications :

En aucun cas ne se servir de cette huile comme huile solaire, sous peine de graves brûlures. En usage interne, elle peut cause de la photosensibilisation aux personnes de teint clair si elles dépassent les doses suggérées.

On a signalé le cas d'un patient atteint de la maladie d'Alzheimer chez qui le millepertuis aurait provoqué un épisode psychotique. On a relevé deux autres cas semblables chez des schizophrènes en rémission. Par ailleurs, comme c'est le cas pour les antidépresseurs en général, le millepertuis pourrait provoquer des épisodes hypomaniaques chez les personnes atteintes de désordre bipolaire. Étant donné qu'on manque de données sur l'innocuité du millepertuis chez les femmes enceintes et celles qui allaitent, ainsi que chez les enfants en bas âge, on recommande généralement à ces personnes d'éviter d'en prendre. 

  • Antidépresseurs. Qu'ils soient de la famille des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), comme le Prozac®, de celle des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO), comme la phénelzine, ou encore de celle des tricycliques, comme l'imipramine, les antidépresseurs de synthèse peuvent avoir des interactions dangereuses avec le millepertuis (augmentation du taux de sérotonine, par exemple). Le millepertuis peut aussi interagir avec le tramadol (antidouleur) et le sumatriptan (antimigraineux) de la même façon qu'avec les antidépresseurs.
  • Source : http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=millepertuis_ps

    Pour d'autres références sur le sujet :

    Passeport Santé : http://www.passeportsante.net/fr/solutions/herbiermedicinal/plante.aspx?doc=millepertuis_hm

    °°°°°°~~~~~~°°°°°°~~~~~~°°°°°°~~~~~~°°°°°°~~~~~~°°°°°°~~~~~~°°°°°°~~~~~~°°°°°°

    Pour les autres plantes discutées dans cette section, rendez-vous ici. Pour la liste complète des produits présentés sur ce site, cliquez ici.

    Je vous demande de respecter tous les efforts que je mets à écrire ces textes. À moins qu'il ne soit autrement indiqué, les recettes sont de ma création et les photos sont également de moi. Ainsi, si vous désirez utiliser l’information contenue ici ou y référer, veuillez mettre un lien direct à ce site ou encore assurez-vous d’indiquer très clairement la source.

    Posté par Elixirs à 21:29 - Les herbes médicinales - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    22 mai 2006

    Sommeil réparateur - Tome 2

    Depuis que j'ai écrit sur la teinture de camomille, je réalise que le sujet du sommeil intéresse beaucoup. Signe d'une société en mal de dormir ? ;-) En tout cas, moi je suis toujours en quête de médecines douces qui puisse m'aider de ce côté !

    J'ai donc continué mes lectures à ce sujet, et j'ai relu une fois de plus ce bouquin que j'adore, écrit par une personne que j'admire beaucoup pour sa grande connaissance scientifique dans le domaine de l'ethnobotanique. Il s'agit du livre La pharmacie verte par le plus illustre expert américain en plantes médicinales, James A. Duke, aux éditions Modus Vivendi (2005). Non seulement il donne des moyens très abordables pour traiter d'une série de maux communs, mais il fait également référence à des études scientifiques pour expliquer ou former des hypothèses sur l'efficacité des plantes. Il appuie donc ses hypothèese soit par l'énumération de composés biochimiques reconnus ou par des expériences personnelles fort intéressantes. Bref, je suis conquise.

    Ethnobotanique :  science des plantes et des coutumes agricoles d'un peuple. Dans le domaine de la médecine, l'emphase est mise sur la médecine traditionnelle, et l'existence et l'utilisation de plantes médicinales et de leurs constituants, historiquement et à l'époque actuelle.

    Je reprends ici une partie du contenu du châpître qui traite de l'insomnie et de la pharmacie verte au secours de cette plaie !

    Les sédatifs pharmaceutiques sont efficaces, mais ils ont l'inconvénient de créer parfois des dépendances; de plus, ils perturbent les cycles naturels du sommeil. Or les solutions naturelles sont relativement nombreuses.

    melisseofficinalisCitronnelle (Melissa officinalis)

    La citronnelle, également appelée mélisse (il ne s'agit pas ici du lemon grass !), est ratifiée pour ses propriétés sédatives et stomachiques par la Commission E, le comité scientifique qui évalue l'innocuité et l'efficacité des plantes médicinales pour le compte du gouvernement allemand. L'action sédative de cette plante est essentiellement attribué à un groupe d'agents chimiques qu'elle contient, les terpènes. Diverses autres plantes, notamment le genièvre, le gingembre, le basilic et les clous de girofle, sont une meilleure source de ces agents chimiques, mais aucune d'entre elles n'offre d'alliage spécifique présent dans la citronnelle, et aucune d'entre elles ne jouit d'une pareille réputation de plante sédative. Je vous suggère de vous préparer une tisane à partir de 2 à 4 cuillères à café de plantes séchées par tasse d'eau bouillante.

    valeriana_officinalis_zeichnung_2Valériane (Valeriana officinalis)

    Le fait de boire, peu avant l'heure du coucher, une tisane préparée avec 1 ou 2 c. à café de racine de valériane séchée est favorable à l'endormissement, selon la Commission E. Cette dernière considère d'ailleurs cette tisane comme un remède si dénué de toxicité qu'elle recommande d'en boire plusieurs fois par jour afin de soulager l'agitation, l'anxiété et la nervosité.

    L'odeur et le goût de la valériane sont passablement désagréable (INFECT !). Si son goût terreux de vous plait pas, vous pourrez toujours la prendre sous forme de teinture ou de gelule. Au cours d'une étude, un mélange de 160 mg d'extrait de valériane et de 80 mg d'extrait de citronnelle s'est avéré aussi efficace pour favoriser le sommeil qu'une dose normalisée de médicament de la famille pharmaceutique du Valium (benzodiazépines). Ceci dit, le Valium n'est PAS un dérivé de la valériane. Cette dernière ne crée d'ailleurs pas de dépendance et ne crée pas l'effet "coup de gueule" des médicaments du type Valium. Des recherches ont conclu que l'effet sédatif de la valériane était dûe à l'action conjointe, harmonieuse et synergique, des nombreux constituants chimiques qu'elles contient. Mieux vaut donc prendre la plante entière plutôt que des pilules magiques dérivés en vente dans les pharmacies.

    Lavande (Lavandula sp)

    Certaines substances complexes de l'huile de lavande affectent les membranes cellulaires en mettant fin aux interactions des cellules entre elles. Puisque cette huile (HE) contribue à ralentir les influs nerveux, elle peut également contribuer à atténuer l'irritabilité et encourager le sommeil. Elle exerce en outre une action anesthésiante. Restez vigileant toutefois : certaines sortes de lavande ont l'effet inverse. Certaines espèces, en particulier la lavande espagnole, pourraient exercer une action simulante comparable à celle du romarin.

    passiflora_incarnata_kk_k100302Passiflore (Passiflora incarnata)

    Cette plante est un sédatif léger. Elle est utilisée depuis des temps immémoriaux pour traiter la tension nerveuse, l'anxiété et l'insomnie. Vous pouvez acheter la plante ou sa teinture sans danger.

    Camomille (Matriaca recutita)

    J'en ai déjà parlé, mais Duke ajoute ici qu'on a pu vérifier que la camomille contient notamment de l'apigénine, auquel on attribue des effets sédatifs. Il recommande d'avoir recours à la camomille, que personnellement je vais joindre à l'effet de la lavande et de la mélisse, et pourquoi pas avec la valériane (si je réussis à passer par dessus l'odeur rebutante)...

    humulus_lupudusHoublon (Humulus lupulus)

    Le houblon sert depuis plus de 1000 ans à traiter l'anxiété, l'insomnie et l'agitation; en fait, cela remonte à l'époque où cette plante s'était popularisée comme ingrédient majeur de la bière. Le principe actif aux vertus sédatives du houblon semble être une substance complexe appelée méthylbuténol, qui exerce un effet sédatif sur le système nerveux central. On peut en préparer une tisane agréable amère.

    rooibosRooibos (Aspalathus linearis)

    Ce buisson africain de la famille des légumineuses ne pousse pas sous nos climats, mais on trouve la plante dans certains magasins spécialisés en plantes et épiceries d'aliments naturels. La tisane obtenue à partir de cette plante est très utilisée en Afrique du Sud; herboristes, consommateurs et même certains médecins l'utilisent volontiers comme boisson favorisant l'endormissement. Les habitants de l'Afrique du Sud s'en servent également pour améliorer l'apétit, calmer les voies digestives et atténuer les tensions nerveuses. Dénuée de toute toxicité, l'infusion est même administrée aux nourrissons.

    Complexes à base de plantes

    Certains herboristes et botanistes réputés recommandent en fait un certain nombre de mélanges capables de soigner l'insomnie et les troubles voisins qui sont l'anxiété et le stress. Afin de soigner l'insomnie, ils suggèrent un traitement à base de passiflore, de valériane et de coquelicot de Californie. Pour écarter l'insomnie, qui peut être à l'origine des insomnies, ils recommandent un mélange de coquelicot de Californie, d'aubépine et de houblon. Et pour soulager les situations stressantes qui peuvent contribuer à l'insomnie, ils préconisent le mélange suivant : camomille, lavande, mélisse et tilleul (pour 2 parts chacune) avec du zeste d'orange (pour une part).

    Bonne nuit ! :)

    Note : Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, vous devriez éviter de consommer des tisanes et teintures avant d'avoir préalablement obtenu le consentement de votre médecin.

    Posté par Elixirs à 20:20 - Les herbes médicinales - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    15 mai 2006

    Pour un sommeil réparateur : la teinture de camomille

    Mon compagnon et moi avons le même problème : nous avons tous deux le sommeil très léger. Il nous arrive de nous réveiller chacun plusieurs fois dans la nuit, et de réveiller l'autre. Résultat : de grands cernes sous les yeux, surtout en période de stress. Une roue qui tourne...

    En passant faire le plein d'herbes médicinales à la boutique d'aliments naturels de ma ville, j'ai discuté avec la gentille herboriste et de clientes qui s'y connaissaient pas mal en frais de propriétés d'herbes médicinales. Je leur demandais si une tisane de verveine serait bien pour nous permettre d'avoir un sommeil moins agité, plus profond et donc plus réparateur.

    Elles m'ont suggéré d'aller sentir la verveine... Quelle horreur !!! Malgré ses nombreuses propriétés, son odeur me rebutait complètement et je n'ai pas osé en acheter, de peur d'empuantir toute la maisonnée !!!

    Les gentilles dames m'ont alors tout simplement conseillé de prendre de la teinture de camomille, qui aurait un effet tout aussi calmant. J'ai donc concocté moi-même ma teinture de camomille : l'effet est vraiment étonnant ! Mon compagnon est en mode test depuis 3 jours et il me jure mieux dormir ! Même chose pour moi, la seule nuit depuis une semaine où j'ai oublié d'en prendre, je me suis réveillée à plusieurs reprises dans la nuit.

    Photo tirée de ce site

    camomille_allemandeLa camomille allemande (Chamomilla recutita) contient du spiroéther, un puissant antispasmodique qui la rend efficace contre les tensions nerveuses, les douleurs musculaires et les règles douloureuses. Elle réduit l'irritabilité et favorise le sommeil. En effet, elle est reconnue autant pour régulariser le cycle - grâce à son effet légèrement œstrogénique -, que pour traiter l’endométriose - grâce à son action anti-inflammatoire. De plus, elle soulage les crampes menstruelles de façon symptomatique (prise aux moments des menstruations), mais plusieurs ont remarqué que lorsqu’elles en prenaient durant tout le mois, leurs menstruations devenaient plus faciles et agréables.

    Les avantages de l'utilisation d'une teinture plutôt qu'une tisane

    1. Permet d'extraire une plus grande variété de composantes de la plante que ne le fait l'eau.
    2. Préserve les composantes fragiles qui seraient autrement perdues lors du séchage des plantes (lors de l'utilisation de teinture à base de plantes fraîches)
    3. Facilement absorbée par le corps : beaucoup plus facilement qu'un comprimé ou une gélule.
    4. Retient les propriétés plus longtemps que les plantes séchées (la plupart des teintures ont une durée de vie de 3 ans à température de la pièce)
    5. Faciles à transporter et à utiliser, aucun besoin d'attendre pour l'eau qui bout !

    Techniquement parlant, une teinture est une préparation liquide qui utilise l'alc0ol et l'eau comme solvant, où la quantité de liquide excède la quantité d'herbes. De manière générale, les proportions suivantes sont utilisées pour la fabrication de teintures : 1 dans 5 pour les herbes sèches et 1 dans 2 pour les plantes fraîches. Le premier chiffre réfère au poids de l'herbe et le second réfère au volume de liquide utilisé.

    Pour la teinture de camomille, utilisez donc 1 once (en poids) de fleurs de camomille allemande, que vous placerez dans un pot Masson, verser ensuite 150 mL d'alcool. Laisser macérer le tout pendant au moins 2 semaines (je laisse les miennes macérer 6 semaines) en mélangeant à chaque jour, filtrer et embouteiller dans un petit contenant avec pipette. La vodka est un alcool parfait, tout comme le brandy, puisqu'ils contiennent déjà une certaine proportion d'eau dans l'alcool. Vous pouvez également ne filtrer qu'à mesure que vous l'utiliserez.

    Informations tirées de The Village Herbalist de Nancy et Michael Philips et Earthly Bodies and Heavenly Hair de Dina Falconi.

    Le goût de la teinture de camomille allemande est très agréable : il suffit d'en mettre environ 25 gouttes (un compte-goutte) dans un verre d'eau et de boire le tout avant le coucher. C'est comme prendre 15 tisanes de camomille en une seule dose ! Nuit de rêve garantie...

    Note : Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, vous devriez éviter de consommer des tisanes et teintures avant d'avoir préalablement obtenu le consentement de votre médecin.

    Posté par Elixirs à 19:54 - Les herbes médicinales - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    05 mai 2006

    Les vertus de la fleur de bleuets

    Y'a le Grimoire (blog très instructif en passant, j'aime bien !) qui me posait une question il y a quelques jours (voir son commentaire) sur les vertus de la fleur de bleuets, puisque j'en ai fait macérer dans l'huile d'olive avec de la lavande.

    Je me rappelle avoir fait des recherches à ce sujet lorsque je l'ai fait car j'avais acheté les fleurs dans le premier but de m'en faire une infusion (certaines utilisent l'eau florale de bleuets dans les produits pour bébés notamment).

    Photo tirée de ce site

    centaureeCentaurée bleue (Centaurea cyanus)

    Appelée aussi bleuet, Bluebottle, Cornflower, Bachelor's Button, Barbeau, Casse lunettes, Aubifoin, Bouffain (Moyen-Age), herbe de St Zacharie (d'après Fournier ).

    Il s'agit d'une plante originaire du Proche-Orient (d'autres sources mentionnent l'Europe), qui pousse abondamment dans les jardins et qui s'est répandue dans la nature. Plante annuelle ou bisanuelle à tige rameuse, à feuilles basales disposées en rosettes et à fleurs bleu ciel en été (90 cm de haut). Fréquemment observée le long des routes. Les fleurs sont récoltées juste après leur éclosion.

    On utilise les fleurs, les graines et les feuilles. Elle contient des flavanoĩdes, cnicine, un amer, anthocyanosides et composés acytyléniques.

    Les vertus médicinales de la centaurée bleue furent mentionnées pour la première fois au XIIe siècle par saint Hidelgrade de Bingen. L'herboriste Pierandrea Mattioli (1501-1577) recommanda la plante en s'appuyant sur la doctrine des signatures, selon laquelle l'apparence extérieure d'une plante indiquait ses applications thérapeutiques. La couleur bleue de la fleur symbolisait les yeux sains : la plante servit donc de remède contre les affections oculaires. En France, la centaurée bleue est appelée pour cette raison "casse-lunette".

    Personnellement, j'ai de sérieux doutes sur ces vertus compte-tenu de la méthode utilisée, mais c'est mon opinion de biologiste... En fait dans à peu près tous les sites internet qui traitent des propriétés médicinales des plantes, on mentionne cette propriété pour la fleur de bleuet. De quoi mettre en doute la validité des informations largement diffusées sur ce genre de sites quant à leur validité scientifique reconnue...

    D'autres sources (Lanzara, 1978) mentionnent que le nom de cette plante aurait été attribuée parce qu'elle serait censée avoir guéri la blessure que le sage centaure Chiron, maitre d'Achille, se serait fait au pied. Quoi qu'il en soit, la centaurée bleue n'a pas un rôle important parmi les plantes médicinales, et en particulier, son action cicatrisante est peu évidente. La médecine populaire a reconnu sa faculté de soigner les yeux (mais son efficacité est évidemment contestée pour les raisons sumentionnées), en infusion, mais c'est aussi un diurétique, un cholagogue léger et un expectorant.

    Les pétales possèdent une action fortifiante, amère et stimulante : ils facilitent la digestion, renforcent l'activité du foie et la résistance à l'infection. Les graines servent de laxatif léger chez l'enfant. Les feuilles, en décoction, soulagent les douleurs rhumatismales. Elle serait également anti-inflammatoire.

    Partie utilisée : les fleurs. Action : légèrement astringent et anti-inflammatoire ; serait également diurétique. Utilisation : en usage externe surtout en ophtalmologie ; en interne pour augmenter la diurèse (en infusion par exemple) ; rentre dans la composition de tisanes (vendues comme spécialités). En parapharmacie : préventif de l’inflammation oculaire (!!!) ou rectificatif de la nuance des cheveux blancs ( shampooings). En Angleterre, on se sert des pigments des fleurs pour colorer l'encre, les peintures et même les préparations médicinales.

    Aujourd'hui, on considère donc le bleuet comme collyre (sans preuve donc, mais plutôt en raison d'un usage traditionnel ) et comme colorant léger en mélanges de tisane et... shampooings. En décoction pour raffermir la peau ( peau grasse ), elle resserrer les pores. 

    Des sites forts intéressants sur la botanique et les plantes médicinales :

    Quelques recettes avec le bleuet :  tirées de ce site

    Recette du Dr. Binet : 10 gr de feuilles de plantain, 5 gr de fleurs de bleuet, 5 gr de sommités fleuries de mélilot.

    Dans 150 ml d'eau bouillante, infuser 1/4 d'heure. Passer, exprimer, 2 ou 3 bains d'yeux.

    En cas de conjonctivites, d'irritations des paupières et faiblesse de la vue.

    20 à 30 gr de fleurs de bleuet dans un litre d'eau bouillante, infuser 10 mn.

    1 à 3 tasses par jour entre les repas contre les inflammations des seins, gouttes, rhumatismes.

    3 gr de fleurs de bleuet pour une tasse d’eau bouillante, infuser 10 mn.

    A prendre après les repas comme stomachique, dépuratif et diurétique.

     

    Décoction :

    Mettre 10 gr de fleurs de bleuet dans un quart de litre d’eau, porter a ébullition et retirer aussitôt du feu, infuser 15 mn.

    A utiliser tiède en compresse ou bain d’yeux au moyen d’une œillère.

    3 fois par jour jusqu'à guérison contre les conjonctivites, orgelets, et toutes inflammations des yeux ou paupières. 

    Poudre:

    Les graines de bleuet sont purgatives : 2 gr de graines de bleuet en poudre dans une c. à soupe de miel, le matin à jeun. Pour un effet laxatif.

    En cas d'ictère : 4 gr de graines en poudre dans du miel, pendant 4 jours de suite.

    Bière :

    Bière antirhumatismales : faire macérer pendant 8 à 15 jours, 25 gr de fleurs dans un litre de bière.

    Boire un verre avant les repas en cas de crise. Continuer 10 à 15 jours de traitements.

    (Contre les rhumatismes, goutte, coliques néphrétiques et retentions d’urine.)

    Collyre : (!!!)

    Collyre astringent du Dr. Fort : 25 gr de feuilles de plantain, 25 gr de fleurs de bleuet, 50 gr plante d'euphraise.

    Mettre 10 gr du mélange dans 100 ml d'eau bouillante, infuser 30 mn.

    Filtrer, lavage des yeux avec oeillère.

    Eau de bleuet :

    En bain de bouche contre les inflammations de la bouche : gingivites, stomatites, aphtes.

    En lotion pour raffermir la peau, la tonifier et rafraîchit l'épiderme.

    En bain d’yeux pour les inflammations.

    Infusion : 3-4g de fleurs sèches par tasse. 2 tasses/jour. Contre les rhumes tenaces, bronchite,asthme, refroidissements (états inflammatoires). Adoucissante et calmante, légèrement narcotique, saveur agréable 10% de glucose.

    Décoction : 20-40g/litre capitules entiers ou racines et semences. Bouillir 5 minutes à feu doux. En gargarisme contre les affections de la gorge et les enrouements.

    Lotion visage : Eau distillée de : bleuet 1/3, de rose 1/3, d'hammamelis 1/3.

    Infusion :

    Posté par Elixirs à 21:58 - Les herbes médicinales - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



    « Accueil  1  2   Page suivante »