Ma passion pour les produits de beauté a subi depuis quelques mois une puissante compétition, celle de la concoction de smoothies verts. Je suis accro. Je vous en parlerais des heures, des mois tellement je me suis renseignée et tellement j’y vois des bienfaits. Et de fil en aiguille, en tentant d’explorer le merveilleux monde des produits naturels « de consommation », j’en suis venue bien sûr à fréquenter de façon assidue le magasin de produits naturels, les pages Facebook de nutritionnistes et les blogues de recettes grano.

Et de par ces fréquentations, est apparue la convergence de la mention de cette fameuse huile de coco. « Elle est bonne pour vous! La meilleure huile de cuisson qui soit! L’huile de vie! Pleine de vitamines, de bienfaits démontrés, etc. etc. » Ouais mais moi, dans mes lectures et apprentissages de fabrication de produits de beauté, j’ai plutôt compris qu’elle n’était pas recommandée pour la consommation, à cause de sa haute teneur en acides gras saturés. J’ai tenté d’approfondir la question pour vous. Et pour moi. Parce que c’est ça, la science : toujours une étude réalisée dans un autre pays là-bas qui « démontre » quelque chose de contraire à ce qui est connu et reconnu depuis longtemps. Et une fichue de belle opportunité marketing pour sortir de la masse…

Composition et propriétés de l’huile de coco

-          Composition en acide gras saturés : 92% - grande gagnante !

-          Omegas ou insaturés : 6% acide oléique et 2% acide linoléique

-          Solide à température de la pièce

-          Pour la peau : émolliente, adoucissante ; assouplit les parties les plus sèches du corps

-          Pour les cheveux : les fortifie et les rend brillants ; le massage du cuir chevelu avec l’huile de coco contribue à épaissir et protéger tous les types de cheveux

-          Dans les savons : crée une superbe mousse mais peut irriter si en trop grande proportion

Gras saturés vs gras trans : pareils ou différents ?

Les aliments renferment différents types de gras :

       les bons : les gras insaturés (monoinsaturés et polyinsaturés) – les omégas notamment

       les mauvais : les gras saturés

       les vilains : les gras trans

Les données scientifiques ont montré que les gras saturés, bien qu’ils aient leur place dans une alimentation équilibrée (et présent de façon naturelle dans plusieurs aliments), contribuent à des taux élevés de cholestérol LDL, ou « mauvais » cholestérol, lesquels augmentent le risque de maladies du cœur.

Pour la valeur quotidienne en gras à viser (65g étant la valeur de référence), un truc simple à retenir : 15 % et moins sur l’étiquette, tous types de gras confondus, en favorisant les gras insaturés aux trans et saturés. Et puis bannir autant que possible les gras trans.

Santé Canada fait le tour complet des propriétés de ces gras ici. À lire pour tout comprendre.

Bon voilà pour les infos nutritionnelles. Revenons maintenant à l’huile de coco. J’ai lu quelques articles faisant une analyse de la nomenclature, de la longueur de la chaîne de molécules, etc. etc., des détails dont la plupart des gens moyens n’y comprendront que dalle, ou n’auront tout simplement pas les connaissances requises pour remettre en question la validité de ce qui y est avancé. Restons-en donc au GBS, le fameux Gros Bon Sens québécois et surtout aux notions les plus simples :

-          Selon certains diététistes, l’huile de coco vierge, est une source d’antioxydants qui lui conférerait certains avantages. Elle a une délicate saveur de noix sucrée et est un bon choix culinaire lorsqu’on prépare des curry ou des plats à saveur tropicale.

-          Cependant, il faut absolument éviter l’huile de coco partiellement hydrogénée car elle contient des gras trans. Bannissez tout simplement cette variété.

-          Malgré sa probable neutralité sur les lipides sanguins, l’huile de coco ne surpasse pas les effets bénéfiques des huiles d’olive et de canola, même si elle est pressée à froid.  Aussi, tant que nous ne possédons pas plus de preuves sur son innocuité lors d’hypercholestérolémie, les gens qui ont un taux trop élevé de cholestérol devraient en limiter l’utilisation.

Huile

Teneur en gras saturés

Gras insaturés

Coco

92 %

6 % oméga 9, acide oléique

2 % oméga 6, acide linoléique

0 % oméga 3

Olive

# 1

13 %

73 % oméga 9, dont 72 % oléique

13 % oméga 6, acide linoléique

1 % oméga 3

Canola

# 2

7 %

0 % oméga 9

22 % oméga 6, acide linoléique

8-12 % oméga 3

Chanvre

10 %

12 % oméga 9

58 % oméga 6

20 % oméga 3

À partir de là, j’en arrive à la conclusion que puisque le choix est grand, j’irai dans les valeurs sûres et reconnues par les instances en la matière. Entre l’huile de canola bon marché vendu en grande surface (et qui présente d’excellente qualités nutritionnelles), et l’huile de coco full naturelle du magasin d’aliments naturels (vendu à 15 $ le 250 mL), je choisis sans plus aucune hésitation… l’huile d’olive pressée à froid, pour l’ensemble de ses propriétés, qui surpassent l’huile de coco à tous les niveaux. Voilà. Bonne santé !

 

ZenBiloba

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